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Tour du monde en autostop - Jeremy Marie

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 Carnet de Bord : Escapade en Europe

Voila, après un mois de vacances, je m’apprête à regagner le clavier pour vous faire partager le petit périple à travers l’Europe que moi et mon pote Raphaël avons réalisé. C'est une idée que nous avions sans doute dans la tête mais sans aucune forme précise, le trajet se fera plus ou moins au fur et a mesure avec grosso modo l’idée d’où nous voulions aller, même si le chemin sera quelques fois détourné en fonction des possibilités d’avancement. Nous allons retranscrire notre escapade en Europe à travers un journal de bord que nous avons réalisé quotidiennement et qui nous aida à nous rappeler au maximum de ce que nous avons vécu.

Vendredi 1 juillet

Après un départ de la capitale normande en début d’après-midi je rejoins raphael dans la capitale (celle-ci nationale) avec une arrivée aux alentours de 17h porte des lilas. Nous nous retrouvons donc et nous nous dirigeons vers la gare de l est, pour rejoindre Belfort et le festival des eurockéennes ou les festivités ont commencé ce jour même.

Lundi 4 juillet

Profitant d une averse pendant l’attente du train belfort-mulhouse (nous avons voulu débuter l’autostop à Mulhouse car Belfort était encore trop occupé par la présence de tous les festivaliers), nous en profitons donc pour reprendre un peu le journal laissé a l’abandon pendant ces 3 derniers jours de festival. Du vendredi au dimanche, nous avons pu apprécier quelques excellents groupes tels que Ghinzu, Mass hysteria (à noter une agréable présence scénique), ou encore l’impressionnant groupe de Seattle : « Sonic Youth ». Peu de repos, d ailleurs a cette heure ci nous sommes sur une nuit blanche. Sinon les souvenirs du week-end sont excellents grâce à quelques bonnes rencontres, une ambiance festive et de la bonne musique.

Pas facile de rester éveillé !

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Nous arrivons ce jour même en soirée à Freiburg après une après midi en stop en partant en l’occurrence de Mulhouse. Deux voitures nous ont prises aujourd’hui, et la seconde nous a permis de rencontrer un allemand qui nous a indiqué l adresse d un hôtel, un hôtel que nous n’avons donc pas trouvé mais qui nous a permis de nous retrouver sur le chemin d’une auberge de jeunesse, imposante de par sa taille.

Une auberge de jeunesse à la taille imposante

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Mardi 5 juillet

Partie de la soirée d’hier à Freiburg, restaurant et atterrissage dans un bar local. On décompresse de fort bonne manière en compagnie de la population locale, ma foi fort sympathique, à l’image de ce que nous avons pu voir depuis l entrée dans notre contrée voisine germanique. S’ensuis une visite assez prompt de cette ville de taille moyenne qui s’avère être très charmante et typique de l’architecture allemande.

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Ce matin donc, la principale motivation fut de s’extirper de la ville, nous nous sommes donc aidés du tramway puis du train pour atteindre Donauschwingen. Un petit problème vient donc évidemment s’immiscer à Neustadt, où là, personne ne nous fait remarquer qu’il y avait un changement donc… le train repart dans l autre sens…nous permettant donc de profiter d’une partie de volley avec les membres d’une colonie de vacances qui attendaient donc le même train que nous à Titisee (nous avons cependant eu la présence d’esprit de sortir du train à l’arrêt suivant…). Reprise du train ensuite qui nous permis enfin d’arriver sain et sauf à Donauschwingen.

Vue de la forêt noire à partir du train

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Fin de journée du mardi, nous avons trouvé un formidable petit bout de terre au bord de la national 10 après la ville de Ulm, d’où je me permets d’écrire ces quelques vers… Cet après-midi, nous avons pu monter dans 8 voitures différentes pour enfin échouer ici. Les jambes commencent à se faire lourde mais quelques anecdotes amusantes me permettent d’étayer joyeusement ce récit.

Pris sur le vif

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Sur la national entre Donauschwingen et Tutlingen, une camionnette en état de survie nous klaxonne et s’arrête pour nous prendre, on se serre les uns les autres pour prendre place a l’avant du véhicule qui ne comporte pas d arrière, puis le conducteur s’arrête a une station service pour en ressortir les bras chargés de glaces qui furent vraiment bienvenues à ce moment de la journée. Nous discutons en anglallemand une partie du chemin puis il nous laisse enfin dans une petite ville… qui au bout de cinq bonnes minutes nous permet de faire connaissance avec les playmobiles locaux qui nous interpellent et nous demandent si nous sommes en possession de drogues, sur quoi s’ensuit une ouverture et un fouillage sur la voie piétonne de nos sacs et possessions diverses… puis rassurés nos amis en vert nous laissent enfin partir. Parmi les personnes nous ayant aidé dans cette journée, nous avons pu faire la connaissance d’un musicien en tenue de fanfare, d’une jeune demoiselle s’apparentant sans aucun doute à Claudia Schiffer qui continua sa route jusqu’au lac de Konstanz, ou encore le couple de fermier qui eux nous ont carrément porté sur la route après Ulm. A noter également que cette journée fut agréablement ponctuée d’averses, cela nous laisse quelques bons augures pour la suite.

Quelques paysages sur le chemin

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Mercredi 6 juillet

Dix voitures nous ont porté aujourd’hui. Encore une grosse journée, ce soir nous pouvons dire que nos jambes sont encore plus lourdes qu’hier. La journée débute par un réveil dans la fraîcheur du matin dans notre tente jouxtant la route.

Pose photo au réveil

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Nous avons du effectuer nos quinze à vingt kilomètres de marche quotidien, cependant la météo est correcte depuis notre départ, la chaleur que nous craignons le plus est peu présente même si quelques averses ponctuent les journées pour nous rappeler que nous importons un peu de Normandie avec nous.

Tout d’abord un gros « Big Up » à Gérard, un allemand de 38 ans qui nous a porté de Ingolstadt (ville peu attirante par ailleurs) jusqu’à Regensburg (ville sympathique d’autre part) et nous a même proposé de nous héberger et nous faire visiter la ville cependant et malheureusement notre limite de temps ne nous permet pas cela. (*C’est une des raisons pour laquelle j’estime difficilement une durée pour la réalisation de mon tour du monde). Une « théorie » de Raphaël s’avère vraie aujourd’hui : « Plus on s approche d une grande ville, plus les distances réalises par nos conducteurs sont longues ». Autre citation aujourd’hui : « Les choses prennent toujours plus de temps que l on ne pense ». En effet nous effectuons beaucoup de petits trajets ce qui nous oblige à changer régulièrement de véhicules…pour notre plus grand bonheur !

A la sortie de Donauworth, nous nous faisons encore interpeller par la police locale qui nous explique (enfin qui nous hurle dessus plutôt) qu’il est interdit de faire de l autostop sur la nationale…Bien mal nous en faut, nous marchons un kilomètre plus loin pour intercepter une voiture quelques instants plus tard, apparemment même les conducteurs ne paraissent pas effarouchés par l’application (ou plutôt la non application de cette loi stupide). Ce soir, nous mangeons au Restaurant, O grand seigneur que nous sommes, enfin ce fut bien sympathique et nous rejoignons donc notre Hôtel, O grand seign…oui bon c bon !! pour passer une bonne nuit bien méritée tout compte fait. Demain l’objectif premier est d’atteindre Prague.

Jeudi 7 juillet

Quatre voitures today.

Nous avons donc passé une bonne nuit réparatrice dans nos lits tout confort (les fourmis de Ulm commence tout de même à me manquer) qui nous fait vraiment du bien. Nous tentons donc une sortie de Regensburg par le bus, nous trouvons enfin la bonne route après une errance d’une heure dans un patelin avoisinant à cause d’une mauvaise indication (Si je vous le dis !). Puis nous trouvons enfin quelques voitures qui nous mènent vers la ville de Furth (près de la frontière tchèque) avant midi, puis là… plus rien, la frontière semble avoir un effet répulsif sur la prise d autostoppeur. Enfin un homme s arrête et nous demande de poser nos sacs dans sa voiture, seulement il nous explique qu’il lui faudra tout d’abord passer la frontière avec les sacs puis en second il pourra enfin revenir nous chercher dans… 15 minutes à peu près…En bon touristes que nous sommes nous avons bien entendu accepté de ne pas vouloir nous faire voler nos sacs, non mais…et étrangement après l’essuie de ce refus, notre gentilhomme était déjà parti avant même le début des négociations!! Nous traversons donc la frontière à pied, une bonne petite trotte d’ailleurs et l’arrivée tant attendue en République Tchèque nous permet d’immortaliser l’instant avec quelques clichés pas du tout clichés. De là, impossible de décoller de la frontière…jusqu’à ce qu’une voiture s arrête près de nous, un homme en sort et…se met a régurgiter son précédent repas en face de nous… sûrement la coutume locale pour dire bienvenue ! Finalement après 5 heures d’attente et voyant la lune commençant à chasser le soleil, nous appelons un taxi qui nous mène à la gare de Domazlice, la ville la plus proche, puis de là nous attrapons un train qui nous permet d’atteindre la ville de Plzen et nous effectuons le changement pour Prague, un peu plus ancré dans le cœur du pays. Le paysage que nous avons vu défiler depuis notre entrée en République Tchèque était plutôt vide et gris. Il est d ailleurs étonnant de voir le contraste entre le coté allemand de la frontière et le cote tchèque, on sent tout de suite un communisme présent pendant des décennies auparavant et qui a du mal a s’en remettre même si Prague la vitrine du pays peut facilement faire dévier ces idées là. Nous arrivons donc à Prague, nous trouvons un hôtel de dernière minute (le moins cher toutefois), puisqu’à ce moment, la lune a définitivement chassé le soleil du ciel. Nous sortons ensuite en ville pour nous mêler à la populace nocturne. Au programme, le Duplex, une boite logé en haut d un immeuble de nous ne savons combien d étage et… sur 2 étages (d’où après moult réflexion nous avons fait la relation avec son nom : Duplex). On peut y voir un nombre incalculable de danseuses dont certaines prolongeraient apparemment le travail un peu plus tard dans la nuit ce qui ne nous étonne pas vraiment.

J’y ai appris ici une autre coutume de bienvenue, un peu plus folklorique que la précédente puisqu’une autochtone, probablement éméchée a choisi de passer un peu de bon temps avec moi et ne s’est pas gênée pour m’embrasser à pleine bouche (elle a bien eu raison d’ailleurs). Sorte d’introduction à la rencontre, je passe une partie de la soirée avec elle jusqu’à ce qu’elle reparte de la même façon dont elle était arrivée, c'est-à-dire vite ! Puis nous rentrons enfin de cette soirée fort…sympathique vers les coups de 5h30. Demain une visite de la ville s’impose.

Vendredi 8 juillet

Un réveil matinal et un départ de l hôtel pour une auberge de jeunesse près du Pont Charles nous permettent de débuter notre journée avec entrain, une auberge qu’un français rencontré la veille nous a conseillé. Cette forme de logement nous prouve que dans la situation dans laquelle nous sommes, il s’avère qu’il est plus aisé d’y rencontrer des jeunes appartenant à notre tranche d’âge et ainsi d’y faire des rencontres. Cette auberge, qui en l’occurrence était une école relookée pour l’occasion, possède donc des dortoirs d’environ 14 lits (un détail absolument inutile mais qui me fait plaisir de savoir que vous le savez!). Nous y rencontrons ici deux australiennes de Perth, deux français (qui devaient avoir comme mission première de faire honte à notre pays) et une rouennaise (le monde est si petit).

A deux pas de l’auberge de jeunesse

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La visite de la ville nous permet d’apprécier ce musée en plein air qu’est Prague, toutes les rues piétonnes ont un côté typique gothique de je ne sais quoi. Cependant cette vitrine est léchée par de trop nombreux touristes à notre goût.

Les Tours du Pont de petit coté, séparant le pont Charles du quartier Mala Strana (petit côté)

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Vue du quartier Mala Strana à partir du pont Charles

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Place de la vieille ville, on y aperçoit à gauche l'Eglise baroque Saint Nicolas et à droite la statue du réformateur tchèque Jan Hus

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Rue piétonne

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Le soir, sortie en boite qu’un des deux ressortissants français (juste pour éviter le mot « ploucs ») nous a conseillé, une boite se vantant d être la plus grande d Europe de l’est et sur cinq étages, mais le problème c est que le nom de cette boite devrait être associable avec touristland car nous y ressentons une atmosphère particulièrement malsaine, mauvais esprit, enfin bref une mauvaise expérience est une expérience quand même et celle-ci ne se renouvellera pas. Nous avons toutefois rencontré quelques français réalisant un stage d informatique pendant ce mois de juillet mais comme je le disais nous n’allons pas en république tchèque pour y rencontrer des français, l’idée de faire de l’autostop commence à ressurgir au grand galop.

Samedi 9 juillet

Le réveil est suivi d’un alléchant petit déjeuner aux alentours de 10h qui lui-même fut suivi du récupérage des vêtements que nous avions mis à laver la veille, cela insufflant un sentiment de propreté pas encore ressenti jusqu’alors ! Malheureusement pour le principe, la reprise de l’autostop est impossible si nous voulons réussir à boucler la boucle initialement prévue et c’est au train de13h que nous quittons la capitale tchèque pour la capitale polonaise, Varsovie, avec un changement à Ostrava et une arrivée sur les coups de 22h, plus de 700 km parcourus en train. Ce voyage en train nous a permis de voir défiler un paysage similaire à celui constaté depuis l’entrée en République Tchèque puis une industrialisation plus intense a partir de la frontière polonaise. Ce trajet m’a motivé d’ailleurs à inaugurer le roman « La Meute » de John King. Nous arrivons donc à 22h à Varsovie et la première préoccupation de notre part est de trouver un logement pour la nuit, enfin ce qu’il en reste et c’est cela que nous faisons, ce sera l’un des derniers hôtels libre de chambres :« L’Harenda » en l occurrence vers 22h45. Plus tard, en recherche d’un quelconque lieu où sortir, nous faisons la connaissance d’un couple de polonais qui nous emmèneront à un club (Le Madame) celui-ci décoré d’une façon totalement original : une cave munie de lits en guise de sièges, une musique électro un peu psychédélique. Nous y passerons néanmoins une excellente soirée avec eux et un autre polonais qui se joigna a nous également.

Dimanche 10 juillet

Dimanche en Pologne, c’est comme Dimanche en France, c’est plutôt calme…Nous quittons donc l’hôtel vers midi pour nous diriger vers une auberge de jeunesse plantée au milieu d’une cité d immeubles.

Attelé à l’écriture du carnet de bord

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La quête de l’après midi fût de trouver un trajet aller en train vers Vilnius mais apparemment, selon la sympathique vendeuse de ticket de la gare de Varsovie, aucun train ne va là-bas ! Nous sommes, toujours selon notre nouvelle amie et son ton de plus en plus acerbe, obligé d’attendre le lendemain et un voyage en car qui durerait hypothétiquement près de 12h, étrange… Nous prenons cependant le temps de flâner un peu dans la vieille ville, nous prenons quelques photos, goûtons la spécialité locale (le Pierogi, sorte de ravioli avec toutes sortes de choses dedans : bœuf, fraise, etc..). La journée s’achève paisiblement, comme un dimanche en somme.

Au coeur du Rynek Starego Miasta (ou place du marché de la vieille ville)

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Lundi 11 juillet

Finalement le trajet se fera en train, l'amabilité de notre bonne amie de la veille laissant déjà à désirer, si en plus celle-ci s’amuse à nous raconter des choses insensées! Enfin, c’est plutôt une bonne nouvelle que cela se fasse en train puisque nous y rencontrerons des français motivés qui iront jusqu’à Moscou assister au match de coupe davis. Donc nous quittons cette cité en ciment (détruite à 90% pendant la guerre), que nous déconseillons tout de même a visiter (à préférer Cracovie, bien plus joli), pour Vilnius, avec un changement à Sestokai.

Exemple de construction en béton : Le Palais de la Culture et de la Science (Palac Kultury i Nauki)

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L’arrivée en Lituanie atteste déjà quelques modifications dans la structure des bâtiments et même un peu l’aspect des campagnes. En quelques mots, c est plus accueillant, chaleureux que la froideur des blocs sovietiques a la sauce polonaise et tchèque. En effet les pays baltes se sont longtemps battus contre l implantation du communisme russe chez eux même si ils furent envahis à plusieurs reprises. Ce qui résulte une identité à part et une différence par rapport aux voisins polonais, biélorusses ou mêmes russes. De même les lituaniennes sont charmantes, dès l’arrivée au pays, nous élisons miss yeux bleus 2005. Nous visitons la capitale lituanienne, une ville qui s avère être très charmante bien que très restreinte. Les habitants paraissent accueillants et beaucoup moins stressés que dans les autres capitales, la taille de la ville faisant sans doute beaucoup dans ce fait.

Porte d'entrée au centre ville où les autochtones effectuent un signe de recueillement en passant dessous

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Rue piétonne du centre de Vilnius

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Basilique de Vilnius en arrière plan, avec le monument Gedimino (repésentant la statue) et deux lithuaniennes à gauche

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Vue sur l'Arkikatedros varpiné

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Nous goûterons la spécialité locale (zipelinai, des pommes de terres fourrées à la viande, assez nourrissant tout de même) dans un restaurant traditionnel puis nous goûterons la bière locale qui se révèle rapidement assez fade mais le prix n étant relativement pas excessivement élevé non plus.

Mardi 12 juillet

6 voitures aujourd hui (Vilnius-Riga, environ 350 km)

Nous débutons calmement cette journée par un réveil aux alentours de 9h30. Nous quittons la ville doucement vers le Nord Ouest grâce aux réseaux urbains assez mal définis du fait de l’absence de plan. Finalement nous pouvons nous extirper de la ville et attraper assez vite les premières voitures et nous réalisons la moitié du trajet à très bonne allure, puis nous atteignons Riga sur les coups de 23h. Aujourd hui, notre voiture fétiche fut un van 9 places que je qualifierai de « kitch ». Les lituaniens et les lettons apparaissent comme des gens sympathiques et prêts à aider, surtout à la campagne, ainsi nous avons pu réaliser aujourd’hui notre plus longue distance avec une voiture, environ 100 km.

On the road again

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Lors de notre arrivée à Riga, nous sommes tout de même fatigués et surtout sales à cause de la poussière, abondante au bord de ces routes. Nous cherchons donc un endroit où dormir et là… il s’avère qu’aucune auberge ou hôtel ou n’importe quoi ne peut nous accueillir, d’autant plus étonnant que nous sommes mardi et ce n’est pas non plus un jour de fête nationale! Résolution et solution à prendre, nous devons dormir dehors et donc trouver une petite place pour nous, manants, de ce fait nous nous retrouvons au bord de l’eau, sur les quais rive sud où nous y posons nos couettes. Là où nous sommes pour le moment, nous espérons que nous ne serons pas dérangés ou même ramassés par la police locale.

Notre lieu de repos pour la nuit

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Mercredi 13 juillet

Finalement, la seule chose qui nous a réveillé fut le lever du soleil et l arrivée de pêcheurs sur le ponton, un lever de soleil d ailleurs magnifique et également très matinal (vers les 3 heures du matin). Nous découvrons les lieux de notre nuit un peu mieux et nous pouvons voir dans l’arbre sous lequel nous avons dormi une corde de pendu suspendue à une branche… une coutume de bienvenue peut-être ?

Une vue bien agréable du port et du centre de Riga, au réveil

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Vers 10 heures, nous nous dirigeons vers le centre et après un bon petit déjeuner revigorant, nous trouvons notre quartier général, une auberge de jeunesse en l’occurrence,où nous ferons la rapide connaissance de deux australiens provenant de Brisbane. Nous pouvons désormais visiter Riga. L’impression est bonne, une ville qui n’a rien à voir avec la capitale voisine et que je me permets d’apparenter à Rouen, ma ville d’origine, cependant les rues sont vraiment semblables et il est aisé de s’y perdre dans un premier temps. Et je tiens à ajouter que les femmes de ces deux pays baltes sont vraiment loin d’être repoussante. Nous prenons quelques photos et la journée se termine par la visite de quelques lieux de fêtes nocturnes de la ville de Riga. Demain l’objectif sera d’atteindre la ville de Tallinn en autostop.

Rue piétonne de ce "Paris du Nord"

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Des pédalos sur le fleuve traversant la ville

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Clocher de l'église Saint-Pierre

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Exemple de façade de maison typique à Riga (à droite sur la photo)

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Jeudi 14 juillet

2 voitures

C’est aujourd’hui jour de fête nationale française et pour nous cela se traduit par la meilleure journée autostopatiquement parlant. Nous utilisons les transports urbains (dans cette situation nous avons opté pour le taxi, un moyen de transport pas encore utilisé jusqu’alors) pour nous retrouver aux portes de la ville sur l autoroute menant à Tallinn. Au milieu de paysages très charmants avec ses forêts de pins bordants la mer, typés un peu comme nos Landes françaises, nous interceptons la première voiture puis la seconde après très peu d attente et qui nous conduit sur 250 km environ jusqu’à Tallinn, donc ça sera le record de la plus longue distance avec une voiture et ceci jusqu’à la fin.

Nous nous relayons sur la route

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Nous arrivons dans la ville vers17h30, nous trouvons rapidement une auberge de jeunesse puis nous faisons connaissance avec un mexicain de Mexico city, celui-ci s’avère très sympathique et de cette rencontre en ressort une bonne discussion. Nous mouvons ensuite vers le centre ville pour nous retrouver dans un bar dansant, c’est ici que nous y rencontrons notre ami le gardien de prison estonien qui nous fera découvrir à sa façon la ville de Tallinn, notamment en nous emmenant en haut de la colline surplombant la ville, avec un point de vue surprenant. Notre bon ami nous emmènera par la suite dans un autre lieu de fête de la ville, nous y finirons la soirée en compagnie de 2 charmantes estoniennes, une soirée conclue par de nombreuses tentatives avortées (par nos charmantes amies estoniennes) de bisous de la part de Raphaël et un peu de moi aussi… (à comprendre et à méditer : « Rien n’est jamais gagné d’avance » et aussi quand même : « Qui ne tente rien n’a rien »…). Enfin, la situation devait être assez comique à voir…ayant moi-même été témoin de la difficile lutte de Raphaël dans sa quête du bisou !

Vendredi 15 juillet

Au lendemain de nos mésaventures amoureuses déjà oubliées (oui oui oui), nous avons passé notre journée à visiter la ville de Tallinn, celle-ci possédant un centre ville vraiment bien conservé et vraiment très charmant.

Rue piétonne avec en arrière plan, deux tours appartenants aux remparts entourants la ville

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Petite échoppe du centre

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Place principale du centre ville

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Cathédrale Alexander Nevsky

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Evidemment et on commence à s’y habituer, la capitale estonienne est assez bien fournie en touristes de toutes nationalités. Cependant, les coins intéressants ne manquent pas : un centre qui fait office de vieille ville, une colline autour du centre et donc de jolis panoramas, bref une ville qui marque et qui nous a marqué. Nous rencontrons a l auberge un couple d allemands de Berlin bien sympathique également. Le soir nous sortons en boite, au « Hollywood », typiquement estonien encore une fois…cependant j’ai l’impression que dans les capitales, il nous est difficile d’accéder à des lieux non internationalisé, ou plutôt il est facile de tomber directement dans les pièges à touristes, m’enfin nous y passons une bonne soirée, avec un DJ qui allait prochainement se marier nous dit il. Nous nous y faisons un ami norvégien qui ma foi me paraissait bien imbibé. Au retour à l’auberge nous discutons un peu avec notre collègue de chambre allemande. Demain notre départ se fera en bateau et vers Helsinki, la capitale finnoise, car l’idée que nous avions d aller vers Saint Petersbourg fut avortée, la cause ? La nécessite d acquérir un visa de 200 euros pour traverser la frontière russe, et sachant que nous n’avions rien organisé, il nous sera difficile de confirmer l’information dans la journée.

Samedi 16 juillet

Au réveil, nous prenons la direction du port de Tallinn, où nous réalisons un voyage en bateau assez rapide, étant donné la proximité des deux capitales et donc nous arrivons à Helsinki sur les coups de midi.

Notre majestueux navire

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Au premier abord, le finlandais parait ouvert et sociable. L’auberge de jeunesse où nous allons est évidemment bondée, c’est pourquoi nous nous dirigeons ensuite directement à la gare pour réserver un hôtel et nous en trouvons finalement un, le prix de l’hôtel nous faisant comprendre que les demandes ce jour là pour une réservation de chambre affluaient… donc le tarif est de 40 euros chacun pour dormir ce soir la. Enfin c’est de cette façon que l’on apprend je dois dire.

Tel la tortue...

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Régulièrement nous apercevons la jeunesse locale et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur look est original puisqu’ils sont pour la plupart habillés en jeunes gothiques, punk et metalleux, c’est d’ailleurs impressionnant de voir un tel regroupement. Il apparaît qu’Helsinki est une ville nouvelle de par son architecture contemporaine. Nous rencontrons un français qui est venu chez son oncle, ceux-ci nous indiquent quelques endroits à voir et où sortir ce soir également. Nous nous rendons compte plus tard qu’il faut bien souvent avoir plus de 24 ans ou au mieux 22 ans pour rentrer dans les lieux de fête finnois ! Finalement nous trouvons un endroit où passer la soirée et…nous la passons…tranquillement.

Dimanche 17 juillet

Une bonne nuit réparatrice dans notre hôtel de « luxe »…et nous sommes repartis, nous passons vers le centre ville pour prendre les quelques photos d’usage. Helsinki, finalement, est un peu décevant, un peu « trop comme il faut » et cet impression ne parait pas naturelle, un séjour prolongé dans la capitale et surtout dans le pays s’imposerait pour confirmer ou contredire ces idées qui ne sont pas loin d’être des préjugés. Cependant, ce qui est sur, c’est que l’architecture récente de cette ville n’est pas réellement attractive à la visite.

Une gare au style finno-égyptien

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Aperçu d'une rue fidèle à la l'architecture de cette ville nouvelle

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Square près du port

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Statue d'Alexander II en face de la cathédrale luthérienne Tuomiokirkko

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Nous prenons le bateau de 17h30, direction Stockholm, nous passons le temps comme nous pouvons sur ce ferry impressionnant de par sa taille. Nous pourrons enflammer le navire lors de l’inévitable soirée disco mais surtout par la séance de karaoké qui a précédé. Cette nuit, nous la passerons moyennement confortablement allongé sur une petite banquette au milieu d’un couloir.

Lundi 18 juillet

A l’aube, nous apercevons des paysages suédois vraiment étonnants et magnifiques, se caractérisants par l’apparition de beaucoup d îlots et d’une côte boisée. Arrivés au port, nous prenons donc la direction de la gare pour trouver une auberge de jeunesse et nous nous nourrissons d’un petit déjeuner, le bon repas du matin.

Direction Stockholm

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Nous migrons vers l’auberge, un dortoir de 17 personnes nous accueille (le dortoir, pas les 17 personnes), ici nous pouvons jouir d’une bonne douche et d’un lavage en règle. Nous allons faire un tour en centre ville, vraiment sympathique encore une fois et les suédoises sont fidèles à leur réputation également. De gros bâtiments ornent la ville, mais d’un style original et particulier, tout est propre également ici. Ce soir nous nous posons dans un bar lounge où nous faisons la connaissance d’un personnage étonnant qui avait la particularité de parler 9 langues différentes. Au retour à l’auberge nous discutons avec 3 grenobloises qui préparent leur départ vers la Laponie.

Mardi 19 juillet

Nous consacrons la journée à la visite de la capitale suédoise, prenons des photos, réalisons quelques achats, dans ce domaine d’ailleurs j’achète le cd d’un chanteur de rue écossais muni d’une voie assez exceptionnelle. Nous avons le droit en soirée à un concert en plein air juste à côté d’un deux mats, relooké en auberge de jeunesse pour l’occasion, c’est d’ailleurs ici que nous passerons la nuit.

Aperçu du voilier "Af Chapman" restructuré en auberge de jeunesse

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Rue piétonne située sur l'île de Stadsholmen

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Au loin à gauche on aperçoit "Riddarholmskyrkan", une cathédrale où plusieurs rois de Suède sont enterrés

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Rue piétonne du quartier Gamla Stan

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Mercredi 20 juillet

Indéniablement une journée exceptionnelle ! Nous avons en effet occupé un banc de la gare de Stockholm toute la journée (de 8h30 à 16h pour être précis), occupés que nous étions à scruter ce pigeon à une patte qui se dandinait et arrivait constamment en retard pour attraper les miettes de pains que les gens lui lançait. Nous prenons un train en direction de Malmo. Nous rencontrons une jeune danoise dans le train qui était assise en face de moi, celle-ci s’est amusée (à mon grand amusement) à me faire du pied et me caresser les jambes pendant la durée de 5 heures du trajet. Cela me flatte et nous arrivons donc a Malmo où ma jolie danoise s’en va….avec sa mère… Nous trouvons un hôtel, un peu à la dernière minute vers 23h et à un prix raisonnable.

Jeudi 21 juillet

Visite de Malmo, une petite ville sympathique et sans prétention puis nous filons à la gare pour un court trajet vers Copenhague.

Lilla Torg, place pittoresque au sol pavé

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Rue piétonne du centre

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Le train passe au dessus de la mer grâce à un pont assez récemment construit.

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Sans l’aide de l office de tourisme, à laquelle nous cherchons encore l’utilité (à part indiquer la place des téléphones les plus proches pour appeler les hôtels mentionnés sur un panneau scruté par des milliers d’yeux), nous trouvons rapidement une auberge de jeunesse accueillante et bien placée. Nous y déposons nos sacs puis nous partons à la visite de la ville, il y a aujourd’hui beaucoup de monde dans les rues et nous observons une ressemblance de la physionomie des gens et des constructions urbaines avec les Pays-Bas et plus particulièrement Amsterdam. L’instant marquant fut le passage dans le quartier de Christiana (*il est depuis 2006 fermé et vidé de ses habitants) où le temps semble s être arrête en 1971, date de l arrivée des hippies, vraiment une place étrange. Nous réalisons un petit détour en ville par le musée du guiness des records, c’était comment dire…amusant. Nous rentrons à l’auberge et passons le début de soirée en compagnie d’un français qui s installe ici, un américain de San Francisco et un canadien de Toronto, tous trois intéressants et sympathiques. Ensuite nous sortons sous les conseils (mauvais) d’un américain de Detroit qui nous envoie, après un court passage au « Vega », un bar local, à une boite un peu déplacée puisque peuplée de jeunes bourgeois bohêmes tendance n’importe quoi. Nous ne nous attardons pas vraiment et nous rentrons peu tard à notre base locale.

Vendredi 22 juillet

Nous nous offrons une bonne grasse matinée, j’en profite d’ailleurs pour terminer mon livre puis nous enchaînons par une visite un plus poussée de la ville, histoire de prendre les inénarrables photos. Nous voyons de nos propres yeux cette fameuse petite sirène entourée de convives japonais qui nourrissent à coups de flash leurs appareils photos dernière génération.

La fameuse petite sirène

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Quelques coins sympas, des parcs bien disposés, Copenhague c’est cool ! La soirée se fera tranquillement avec nos nouveaux amis français et canadiens puis deux norvégiens se joindront à nous, mais cela ne relève que de l’anecdote tant ils étaient anecdotiques. Nous nous faisons accostés par deux très charmantes demoiselles nous disant qu’elles nous avaient vus au restaurant quelques heures plus tôt, nous parlons bien 15 secondes jusqu’à ce qu’elles se fassent rattraper par l’armada de mannequins danois qui passait par là… Nous rencontrons ici également deux suissesses de l’auberge de jeunesse puis nous terminons notre dernière soirée au Danemark à l auberge de jeunesse.

Rue piétonne du centre

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De magnifiques bâtiments imposants ornent la ville

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Canal de Nyhavn

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Place Amalienborg où réside la famille royale

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Samedi 23 juillet

Ce matin là, nous n’avons que peu de repos puisque nous devons nous lever tôt puis attraper notre train en direction de l’aéroport. Nous dormons tout le trajet nous conduisant à Londres. Arrivé là-bas, je laisse Raphaël dans le métro, qui lui rentrera sur Paris alors que j’irai rejoindre quelques amis à Tunbridge Wells pendant 2 jours.

Voila c est terminé, il nous reste cependant à commenter et à donner quelques impressions a propos de cette escapade. Tout d’abord nous avons rencontré nombre de personnes, toutes différentes mais toutes intéressantes, ou du moins qui nous ont apporté quelque chose (oui même les personnes étroit d’esprit pour ne pas dire c.. nous ont au moins fait rire).

Nous avons vu des cultures différentes et pu observer des manières de vivre quelques jours, notre observation nous fait comprendre certaines choses. Sans faire passer de message a propos de l’européanisation, il est vrai que l’ouverture à certains pays peut entraîner des modifications, certaines apportant des avantages et d’autres des inconvénients. Disons que si ça en restait à ce point, cela ne serait pas encore constatable, mais à long terme, toute cette masse touristique pourrait modifier le caractère et la personnalité d’une ville (si cela existe en tout cas), plutôt même son atmosphère, enfin cela reste vraiment objectif.

Enfin, c est toujours pareil, il est évident qu’en s’éloignant un peu des sentiers battus par le tourisme, on peut trouver ce que l’on cherche réellement, le contact avec la population locale et l’autostop nous a permis de franchir ce palier.

Autre chose, le français a l étranger est a bien souvent stupide! Nombre de situations où nous avons vu un français s’en prendre à la population locale en l’insultant carrément.

Pour revenir également à notre départ en stop, je pense que nous aurions tout réalisé de cette manière si nous n avions pas eu de limites de temps. Cependant nous avons pris 32 voitures et réalisés plus de 1000km grâce à ce moyen.

A ce propos, les pays baltes ont été pour nous les endroits ou ce moyen fonctionnait le mieux. Pourquoi ? Sûrement que ce moyen de transport est plus ou moins implanté dans les mœurs car nous avons vu plusieurs personnes réalisant la même chose que nous. Les moyens de transport utilisés pendant ce périple furent : l’autostop, le train, le bateau, l'avion et les transports urbains.

Pour finir, je dirais que le bilan est extrêmement positif et que nous ne pensons pas à refaire une chose comme celle-ci, mais nous la referons, et de la même manière, c est a dire : à l’arrache !



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