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Tour du monde en autostop - Jeremy Marie

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 Carnet de Bord : 2 ans autour du monde

Et voilà, la fin de ce long voyage, il est déjà temps de rentrer... c'est ce que j'aurais été supposé dire lorsque je suis parti en Octobre 2007.

Mais voilà, un problème résidait, un tout petit quelque chose que je n'avais pas bien notifié à mon départ: “La Terre est bien plus grande qu'elle ne l'était dans mes pensées!”

Aujoud'hui, le 8 Octobre 2009, celà représente mon deuxième anniversaire de voyage. Je n'ai pas encore realisé la moitié du periple, qui devrait se poursuivre jusqu'en 2012. Cependant, entre Octobre 2008 et Octobre 2009, il s'en est passé des choses... Rappelez-vous...

Du Malawi en Alaska, où je me trouve aujoud'hui, revenons si vous le voulez bien sur les temps forts de cette seconde année en autostop autour du monde.

 

39000 kilomètres en 370 véhicules

Au début de ma deuxième année, je me trouvais donc encore en Afrique, à Blantyre au Malawi. J'entrais au Mozambique où je pus entendre une langue latine (le portuguais) qui allait me préparer à mon entrée en Amerique centrale.

Après une longue descente de l'Afrique, mes chaussures promouvaient un nouveau concept de “Air”


Ma visite de mon dernier pays du vieux continent fût extrêmement intéressant: l'Afrique du Sud post-Apartheid avait beaucoup à me montrer et à m'apprendre.

Bien que des problèmes de racismes soient toujours très présents, la source de diversité du pays doit rester un avantage.

L'autostop en Afrique du Sud fût malgré tout possible et même très facile. Noirs, blancs, indiens, métisses s'arrêterent pour me porter un peu plus loin sur ma route.


C'est dans la ville du Cap en Afrique du Sud que je passais mon deuxième Noel et Jour de l'an loin de mes terres natales normandes. Mon cadeau de Noel, cependant, fût bien plus haut que mes espérances: un catamaran....

En effet, le moment fort de cette deuxième année fût certainement la traversée de l'Atlantique en bateau-stop. Un voyage de 57 jours et 12700 kilomètres de la ville du Cap en Afrique du Sud jusqu'à Panama City, après être notamment passé par le canal de Panama.

La traversée de l'Atlantique en catamaran-stop, le moment fort de cette deuxième année


Une fois de nouveau les pieds sur terre, déjà un problème se dressait: la jungle du Darien. Il n'y a en effet pas de route terrestre allant de Panama vers la Colombie. Je décidais finalement de commencer ma visite de l'Amérique par le Nord.

Le problème de la Jungle du Darien au Panama: pas de route allant vers la Colombie


Mon premier lift vers le Nord de l'Amérique me fût donné par une voiture de la police panaméenne... je ne l'invente pas!


Je n'ai pas été aussi dépaysé au Panama et au Costa Rica que lors de mon entrée en Afrique. Ces deux pays sont d'ailleurs fortement influencés par une culture provenant des Etats-Unis. Néanmoins, je trouve quelques endroits intouchés comme dans la jungle au Costa Rica.

La jungle costa-ricaine, incroyablement dense, par sa flore mais aussi son extraordinaire faune


L'entrée au Nicaragua fût comme un nouveau choc des cultures... une différence énorme de niveau de vie avec le Costa Rica mais aussi et surtout un accueil très chaleureux de la part des nicaraguéens. Le Honduras et le Salvador furent à l'image du Nicaragua. J'aurais même la chance de vivre la “Semana Santa”, fête religieuse importante en Amerique latine, où tout le monde se retrouve à l'eau.

La semana santa au Honduras, declarée semaine nationale de la baignade


Un nouveau pays se dévoile: le Guatemala. Peut-être l'un des endroits phares pour un voyageur car la culture maya guatémaltèque est toujours très présente. Au carrefour des civilisations, ma curiosité resta en éveil pendant toute la durée du séjour dans cet avant dernier pays d'Amerique centrale que j'ai pu visiter.

Au pied du volcan Pacaya au Guatemala... avant d'en voir le sommet!


Après un court passage au Bélize, je pus entrer au Mexique, qui est à ce jour l'un de mes pays préférés de ce tour du monde. Une population qui m'a incroyablement accueilli pendant les six semaines que j'ai pu passer dans le pays, une culture diverse selon les régions, une cuisine excellente, il ne m'en faudrait pas beaucoup plus pour que je pose mes valises!

Le Mexique, un de mes pays favoris jusqu'à présent


Puis retour aux pays developpés avec mon entrée aux Etats-Unis. Le choc des civilisations fût assez rude. Je passais de l'attraction numéro une de la route à un statut de sans-abri n'entrainant plus de sourire sur les lèvres des automobilistes. De plus, je pénètrais au pays de l'Oncle Sam par le Texas, qui reste pour moi à ce jour l'endroit le plus difficile a circuler en autostop... avec l'Italie aussi peut-être...

Au Texas, de longues heures d'attente entre chaque véhicules...


Je découvrais petit a petit cet immense pays qui ne manque pas de curiosités. Les Etats-Unis sont immenses donc je commençais par me diriger vers l'Ouest ou je découvrais de magnifiques paysages, ainsi que des villes étonnantes comme Las Vegas ou Salt Lake City.

Welcome to Sin City.... euhh Las Vegas pardon!


Je remontais ensuite la côte ouest par la Californie, l'Orégon et l'Etat de Washington. De la culture ultra-individualiste du sud-californien aux mouvements alternatifs de l'Orégon, je ne peux pas dire que la variété manque. J'achevais mon premier passage aux Etats-Unis et entrais dans un nouveau pays: le Canada.


Les longues plages californiennes... au bonheur des surfeurs!


Je faisais un passage éclair au Canada en visitant Vancouver et je me dirigeais directement vers l'Alaska, pour atteindre le Grand Nord avant le début de l'hiver.

C'est d'ici que je fête actuellement mes deux ans de voyage, et pas avec n'importe quel véhicule: le fameux van VolksWagen, mythique moyen de déplacement du routard, qu'un sympathique conducteur a choisi d'arrêter pour me prendre.

En Alaska avec le Magic Bus, 2 ans déjà sur la route



 

Le bilan global

Comme au sortir de la première année, ma manière de penser ne diffère toujours pas. Je suis toujours convaincu que notre planète est majoritairement peuplée de personnes bien intentionnées, capables du meilleur.

Malheureusement, le petit pourcentage négatif, nous en entendons beaucoup trop parler.

Je voudrais encore une fois remercier les conducteurs de mes 774 véhicules qui me permettent de démontrer chaque jour que la distance de 64000 kilomètres realisée jusqu'à présent, elle ne serait rien sans eux... je serais encore à Caen au bord de la route.

 

C'est une belle preuve d'entraide que je me plais a colporter partout où je vais: “Réaliser le tour du monde, porté par la bonne volonté de mes semblables”.


Mes futurs plans?

De l'Alaska, je vais tout d'abord retourner au Canada vers Vancouver. Pour la troisième année de voyage, j'envisage de traverser l'Amérique de mon point le plus septentrional, où je me trouve aujourd'hui, jusqu'à la dernière ville à son extremité sud: Ushuaia en Argentine. Tout cela devrait me prendre un an, avec des difficultés, comme cette forêt du Darien au Panama qu'il me faudra bien contourner d'une façon ou d'une autre.

Je vous retrouve tres bientôt sur le site internet pour un compte rendu total de ce formidable aller-retour de plus de 7000 kilomètres: “Vancouver-Alaska-Vancouver”.

 

A très bientôt


Jérémy



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