Accueil | Préparatifs | Présentation | Tour du monde | Interview | Coin des écoles | Sponsoring |
Tour du monde en autostop - Jeremy Marie

Partenaire







 Carnet de Bord : 1000 véhicules

Un millier...

En effet, je fête aujourd'hui mon lift numéro 1000. En trente-et-un mois de voyage, j'ai pu expérimenter l'autostop sous différentes formes. En voiture principalement, mais aussi en camion, en moto, en rickshaw, en tracteur ou en âne... L'autostop est devenu pour moi une pratique plutot sportive mais non denuée d'un côté social qui est d'ailleurs pour moi son principal atout.

Pour ce ''millième'', je vais partager avec vous ce petit article un peu spécial. En effet, j'aimerais vous parler de l'autostop, de ma technique pour arrêter les véhicules, des véhicules en question et de l'aspect humain de cette activité.

 

L'Autostop

Comment faire de l'autostop?

La technique bien connue dans le monde occidental est de se mettre au bord de la route et de mettre son pouce en évidence à l'attention des conducteurs.

J'utilise mon pouce pour arrêter les véhicules, comme ici en Syrie, en Février 2008.

 


Cependant, il existe quelques variables. Utiliser son pouce peut être quelque chose que je déconseillerais dans certains pays musulmans. En effet, le pouce est souvent consideré comme le majeur en France... Bienvenue dans un monde de diversités culturelles!

De même, dans certains pays, l'autostop est tout simplement inconnu. Par contre, l'entraide est universelle. Par exemple, pour essayer d'arrêter un véhicule dans certains pays d'Afrique, je m'agitais simplement au bord de la route. Cela suffisait en général pour attirer l'attention du conducteur.

 

Il est également possible d'aller chercher les véhicules là où ils sont arrêtés, ou là où ils roulent lentement.

La station-service est un très bon point stratégique pour trouver son véhicule. Vous pouvez déterminer qui sera votre futur conducteur et vous pouvez même choisir la destination. Même si vous perdez une bonne partie du traffic de la route, vous améliorez tout de même vos chances en allant directement à la rencontre de votre futur chauffeur.

Les points chauds pour arrêter les véhicules peuvent être aussi les dos d'ânes, les feux rouges ou même les péages.

Les nombreux dos d'ânes au Guatemala m'aidèrent beaucoup pour arrêter les véhicules.


 

 

Les lifts

 

lift = Action d'être pris en autostop par un véhicule.

Mon premier lift

 

Je suis au péage de Dozulé, près de Caen. Mon ami Olivier m'y laisse et c'est d'ici que je commence mon voyage.

Je me situe sur le parking de ce même péage, car il y a beaucoup de place pour que les véhicules s'arrêtent. Sous un soleil plutôt discret, je vois quelque chose qui scintille à mes pieds... Neuf euros en pièces de 1 et 2 euros... Quelqu'un a du les faire tomber et c'est moi qui les ramasse.

Il m'est impossible de ne pas associer ce fait avec ma bonne étoile, qui me souhaite bonne chance pour ce périple.

Quelques instants plus tard, un camion se gare sur ce parking. Il m'interpelle. Le conducteur m'a entendu le matin même sur RTL et m'a reconnu. Il appelle avec sa radio un ami camionneur qui va dans ma direction. Après dix minutes d'attente, ce dernier arrive. L'aventure commence...


Le plus long lift

 

Ceci est le premier record de mon tour du monde. Il date de ma seconde semaine de voyage, en Octobre 2007.

Je me trouve dans le Nord de l'Italie, près de Milan. Je viens de passer ma seconde nuit dehors, et cette fois-ci, je n'avais pas d'abri. Il a plus toute la nuit, je suis totalement trempé. Je décide de continuer de marcher dans cet environnement montagneux, toujours sous le déluge.

Un van est garé sur le bas-côté. Son conducteur me hèle et m'invite au chaud dans son véhicule. Phil, un australien voyageant l'Europe, me prête des vêtements secs et nous commençons un tour de l'Italie qui durera 6 jours et 4 heures.

Le van de Phil l'australien


 

Les lifts les plus diversifiés

 

La majorité des véhicules furent des voitures et des camions. Néanmoins, j'ai eu l'opportunité durant ce voyage d'essayer différents types de véhicules, considerés comme peu communs à l'Occident.

Voici une petite sélection de quelques véhicules originaux que j'ai emprunté pour ces ''1000 premiers''.

Le tracteur-stop au Soudan en Avril 2008


L'âne-stop en Syrie en Janvier 2008


Toujours en Syrie, le touk-touk-stop

 

Les lifts les plus difficiles

 

Si vous décidez de pousser l'autostop jusqu'à son extrême et utiliser ce mode de voyage pour tous les moyens de transport, vous vous rendrez compte que la difficulté majeure n'est pas au bord de la route.

En effet, dites-vous que s'il y a une route, il y a des véhicules... En général...

Mais lorsque cette route devient lac, mer ou océan, là vous avez un problème.

Pour moi, les lifts les plus difficiles dans ces 1000 premiers véhicules furent lors de mes recherches pour le bateau-stop.

Il me fallut 3 semaines pour trouver mon catamaran en Afrique du Sud, 2 semaines en Floride et 1 semaine à Cuba. Il m'a très récemment fallu 5 semaines pour que je trouve un bateau allant du Panama à la Colombie!

Le bateau-stop en Afrique du Sud, après 3 semaines de recherches


Ici, à la barre du voilier qui m'amena de Cuba au Guatemala

 

L'aspect social de l'autostop

 

Pour moi, il était inconcevable de voyager si ce n'était pas pour tenter de comprendre un peu mieux notre planète.

Pour cela, j'ai choisi d'utiliser l'autostop comme moyen de transport. Oui, l'autostop permet de rentrer facilement en contact avec la population locale. Ce contact est précieux car il est vrai et diversifié. Je peux rencontrer le riche, le pauvre, l'étudiant ou le chomeur. Chacun me donne son point de vue du pays.

Le contact avec les locaux fut précieux en Ethiopie en Mai 2008


Le véhicule est souvent un petit espace fermé. Cela facilite l'échange social, cela amène à la conversation. Je pose beaucoup de questions et j'écoute car je suis là pour apprendre. Le conducteur m'explique sa vie, la situation du pays ou le paysage autour de moi.

Au Kosovo, on m'a également ouvert la porte, en Novembre 2007

 

Facile ou pas facile?

 

-Les pays les plus difficiles pour faire de l'autostop

 

Aujourd'hui, je pense que deux pays sortent vraiment du lot pour me faire hésiter de resortir mon pouce. Ce sont l'Italie et les Etats-Unis.

Là-bas, bonjour les heures d'attentes interminables et les véhicules qui vous passent devant sans même vous regarder.

 

Le premier, l'Italie, ne doit simplement pas avoir la culture de l'autostop. Je n'ai pas eu le temps d'étudier le pourquoi du comment, mais j'ai cependant pu réaliser que cela ne fonctionnait pas tout à fait bien là-bas.

Attendant un véhicule pour Milan en Octobre 2007


Les Etats-Unis ont été peut-eêre encore plus difficile que l'Italie après tout. L'aspect illégal de la chose dans la majorité des Etats, ajouté à la peur de la majorité des conducteurs, vous permet d'avoir une petite idée de la difficulté d'arrêter des véhicules dans ce pays.

L'aspect illégal de l'autostop ne m'a pas aidé aux Etats-Unis en 2009

 

 

-Les pays les plus faciles pour faire de l'autostop

 

En général, j'ai remarqué que les pays les moins developpés, ou les plus pauvres, étaient souvent les endroits où l'autostop se révelait être le plus facile.

De même, moins l'endroit est touristique, plus le fait d'être étranger attire la curiosité des gens.

Ainsi; je dirais que l'autostop a été très facile vers la Syrie dans le Proche-Orient, l'Ouganda en Afrique, le Nicaragua en Amérique Centrale et l'Est du Canada en Amérique du Nord.

A l'arrière d'un pick-up au Nicaragua en Avril 2010



En fin de compte, je ne changerais pour rien au monde ce moyen de transport pour découvrir notre planète. Cela me permet d'obtenir une idée claire de chaque endroit où je passe. Ma vision n'est pas tronquée car j'ai la chance d'accéder de plus près à la verité de chaque lieu.

L'autostop est en effet une chance formidable de comprendre le monde d'aujourd'hui, en touchant a toutes ses beautés mais aussi à ses problèmes.

Selon mes estimations, j'ai sans doute passé la moitié de ce tour du monde et je sens que je me suis enrichi culturellement. Je pense que je tire chaque jour de nombreuses leçons, par mes conducteurs, par les locaux que je rencontre.

J'arrive aujourd'hui dans un nouveau continent: l'Amérique du Sud. J'ai finalement réussi à contourner le Darien. Pour en savoir plus, je vous donne rendez-vous très bientôt pour deux nouveaux articles, concernant mon passage de l'Amérique du Nord vers l'Amérique du Sud.

A très bientôt,

Jérémy



Retour au Sommaire

Copyright 2009 - Tous droits réservés - Tour du monde en autostop - Une réalisation ACS Informatique - Creation site internet