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Tour du monde en autostop - Jeremy Marie

Partenaire







 Carnet de Bord : Les charmes de la Polynésie française

Durée des escales 
Marquises : 5 jours
Tuamotu : 7 jours
Tahiti : 15 jours 

19 jours ont passé depuis les Galapagos. Nous terminons notre plus grande étape sans escale en arrivant en terre francophone. La dernière fois que j'ai pu pratiquer le français avec des locaux, c'était au Québec... En Novembre 2009.

La Polynésie française est formée de cinq différents archipels: Marquises, Tuamotu, Société, Australes et Gambier.

Nous avons pu faire escale sur quatre îles dans trois archipels. Tout d'abord à Hiva Oa aux Marquises, puis à Fakarava et Toau au Tuamotu et enfin à Tahiti dans l'archipel de la Société.


Les Marquises
De notre embarcation, l'île de Hiva Oa aux Marquises a l'air très sauvage. Montagnes escarpées, végétation luxuriante, nuages blancs et gris stationnant au dessus des pics de l'île ; l'accueil aux antipodes a de quoi déstabiliser !
Nous laissons notre bateau en mouillage dans la baie d'Atuona.

La baie d'Atuona

Le climat est tropical et ces mêmes nuages au dessus de nos têtes nous envoient des déluges toutes les heures. De ce fait, l'île de Hiva Oa est un véritable Jardin d 'Éden. Il est possible de trouver des fruits et des plantations de toutes sortes sur l'île.

Moi-même, la végétation, la montagne et les nuages à Hiva Oa

Bonjour ! Une locale me salue dès que je pose mon pied sur l'île. Les locaux et, en général tous les peuples des îles du Pacifique, sont extrêmement respectueux, hospitaliers et souriants.

Je salue donc dans le même langage cette demoiselle et je m 'aperçois qu'elle a intégré une fleur tropicale dans sa coiffure. Plus tard, je découvrirai que cette mode est étendue à toutes les femmes du Pacifique, sans pour autant en comprendre tous les codes et nuances.

Une employée de Poste de la ville principale Atuona à Hiva Oa

En ce qui concerne la mode locale, il faut savoir que le tatouage marquisien est très renommé. Je pense que plus de 80% de la population de Hiva Oa (estimée à environ 2000 habitants) en possède au moins un. Je ne suis personnellement pas un passionné de tatouage mais je dois dire que ceux réalisés aux Marquises sont souvent de vraies œuvres d'art.

La vie ici paraît très tranquille. Les locaux sont absolument adorables, d'où la sensation de sûreté qui émane de ce lieu. Certaines personnalités francophones ont d'ailleurs décidé de terminer leur vie à Hiva Oa, comme Jacques Brel et Paul Gauguin.

Sur la tombe de Jacques Brel, dans le cimetière surplombant Atuona

L'ultime résidence de Paul Gauguin

L’auto-stop aux Marquises est très facile. Même s'il y a peu de trafic, vous pouvez être sûr que le prochain véhicule s'arrêtera s'il vous aperçois au bord de la route. Il y a un contrôle strict du taux d'alcoolémie au volant, ainsi que de nombreux radars, ce qui élève le niveau de la sécurité routière sur l'île.

En auto-stop à Hiva Oa

La vie est très chère cependant. Notre situation géographique au milieu du Pacifique augmente certainement les prix, basés sur les coûts d'importations. Sachant que beaucoup de produits sont justement importés... Le coût de la vie est en conséquence élevé.

Néanmoins, nous quittons les Marquises rafraîchis par l'accueil qui nous fût réservé. Nous continuons notre traversée de la Polynésie française en nous dirigeant vers un archipel uniquement constitué d'atolls : les Tuamotu.

Les Tuamotu
Les Tuamotu sont situés entre les Marquises et Tahiti. Cet archipel est constitué de 78 atolls. Parmi la myriade d'atolls où nous arrêter, nous avons choisi de faire escale à Fakarava et à Toau.

Fakarava

C est la première fois de ma vie que j'ai l'opportunité de découvrir l 'apparence d'un atoll. Il faut dire qu'en Europe, ils ne sont pas légion.

Grâce à notre approche traditionnelle, par la mer j'entends bien, nous pouvons admirer un panorama de l'endroit avant même d'y poser le pied. Fakarava paraît absolument plat. Le point le plus haut de l'île doit être un poteau électrique... Autant dire que le relief est tout sauf alpin !
Nous pouvons voir les cocotiers et les plages de sable blanc au milieu de l'Océan.

Les plages de sable blanc et les cocotiers

En tant qu'atoll, nous devons entrer par un passe. Celui-ci est une ouverture qui permet de passer de l'Océan à l'intérieur de l'atoll dans un grand bassin appelé le « lagon ». Le passe nord (que nous utilisons) de Fakarava possède des courants très forts car il se trouve à l'intersection entre les courants océaniques et ceux du lagon. L 'entrée à Fakarava est donc un moment particulièrement palpitant. Notre bateau peine à avancer et est envoyé dans des directions opposées à celles requises.

Le passe nord de Fakarava possède des courants déstabilisants

A l'intérieur du lagon, tout est de suite beaucoup plus tranquille. Nous nous mettons en mouillage en face du village principal de Rotoava.

La vie paraît encore plus calme qu'aux Marquises. Des saluts des marquisiens, nous passons à la discussion des locaux de Fakarava. L’auto-stop est tout simplement déconcertant de facilité. Je ne pense pas qu'un seul véhicule ne se soit pas arrêté lors d'une de mes demandes. Fakarava est donc pour moi l'endroit au monde où faire de l’auto-stop est le plus facile... et de loin !

Une nuit, j'étais avec trois autres équipiers à faire du stop dans un endroit de l'île. Le premier véhicule nous invite à l'arrière du pick up, en compagnie de la fille du conducteur, âgée d'environ 13 ans.
Une autre fois toujours en stop, une jeune femme nous amène directement jusqu'à chez elle, nous demandant de décharger quelques meubles de son véhicule. La confiance règne à Fakarava !

La particularité de Fakarava est la culture de l'huître à perle noire. Ces perles sont ensuite exportées dans les grandes bijouteries du monde entier. Celles-ci sont donc de grande valeur.

L'huître de perle noire à Fakarava

Quelques magasins se spécialisent dans la vente de la « Black Pearl » (vous noterez la signification du fameux vaisseau de Jack Sparrow)

Le tourisme est une activité très importante de l'atoll. A Fakarava, vous pouvez trouver ce que les agences de voyages vous vendent. Les vacances de rêves, la plage de sable blanc, les cocotiers et l'eau turquoise, c'est ici.

La plage, les coraux

Le ponton, si vous voulez prendre un bateau pour le lagon

Je suis témoin d'une expérience intéressante à Fakarava. En effet, mon capitaine ainsi que Michele l'italien décident de se faire tatouer. Le tatouage polynésien est réputé dans le monde avec en tête d'affiche le tatouage marquisien.
Le tatoueur, tatoué de partout, débarque avec son matériel sur un bateau ami où nous étions.

Le tatoueur, tatoué de partout

Ce dernier s'affaire sur Michele pour dessiner une tortue

Puis sur le capitaine où il réalise un magnifique dauphin polynésien

Nous quittons Fakarava pour l'atoll d'en face. De 850 habitants, nous passons à … 0 ! En effet, notre prochaine destination est Toau, un atoll inhabité.

Toau
Il n'y a absolument personne lorsque nous débarquons à Toau. En effet, cet atoll est inhabité.

Au milieu de nulle part pour le coup !

Toutefois il y a tout de même quelques signes d'occupation temporaire de l'atoll. Nous découvrons une cabane avec un filet de pêche, ce qui nous laisse penser que des pêcheurs doivent venir y habiter lors des bonnes saisons pour leurs activités.

Une cabane...

...Et un filet de pêche

Je voudrais bien vous parler de la culture locale, mais le manque d'habitant me rend la tâche plutôt difficile. La raison de venir dans ce type d'endroit est surtout pour ressentir l'authenticité de la nature lorsqu'elle n'est pas exploitée voire déformée par la main de l'homme. De plus, le cadre est tout simplement superbe.

Les eaux turquoises de Toau

Les plages de Toau

Pas d'habitant... Pas si sûr en y repensant.

En effet, des milliers de « Kaveu »,qui sont en fait des bernard-l 'ermites géants, habitent à Toau. Si vous choisissez un coquillage, n'importe lequel, vous pouvez être certain d'y déranger quelqu'un.

Un habitant de Toau

Nous passons la nuit autour d'un feu, puis nous reprenons place à bord du « Khamsin » en direction de la capitale de la Polynésie française : Tahiti.

Nous passons la nuit autour d'un feu



 

Tahiti
Tahiti, c'est un peu la métropole en dehors de la métropole. Bien que le nom fasse rêver, l'île de Tahiti connaît quelques problèmes typiques des grands centres urbains. Pollution, trafic, criminalité... Même si tout cela reste extrêmement en deçà des statistiques de la métropole, ces problèmes sont tout de même présents et facilement remarqués si vous arrivez directement de Toau !

Tahiti, c'est un peu la métropole en dehors de la métropole...

En effet, beaucoup de biens sont importés de France. Bien que les prix soient souvent exorbitants, les produits sont accessibles. Pour notre bateau, l'escale est utile, dans l'optique de réparer quelques pièces disponibles ici.

Les luxes de métropole... Une bonne baguette et un camembert...

Le pouvoir et les activités de tous genres de la Polynésie française sont centralisés à Tahiti. Un aéroport international permet de relier la Polynésie au reste du monde. Il est possible d'y trouver des succursales des plus grandes entreprises et sociétés françaises. Tahiti, à l'image de la Martinique ou de la Réunion, est un petit bout de France de l'autre côté de la planète.

J'en profite pour faire connaître mon projet auprès des médias locaux. Un reportage de mon voyage est réalisé sur la télévision locale Tahiti Nui TV.

Pour voir le reportage sur TNTV, cliquez ici

Suite à ce reportage, la chaîne m'invite à participer à une émission où je peux présenter mon tour du monde pendant 30 minutes et évidemment, tout en français !

Pour voir l'émission Manihini, cliquez ici

Tahiti est également connu pour ses vagues. En effet, la renommée des plages de surf de Tahiti est internationale. Je me suis rendu jusqu'à Teahupoo, l'un des spots de surf les plus importants de l'île. J'ai été impressionné par la hauteur des vagues qui atteignaient ce jour 4 mètres de hauteur.

Les fameuses vagues de Tahiti

Les locaux sont également très sympathiques à Tahiti. Peut-être que les tahitiens sont un peu plus sophistiqués que le reste des polynésiens mais leur accueil est toujours chaleureux.

L’auto-stop est encore une fois très facile. La plus grande inquiétude de mes conducteurs est que je puisse arriver à ma destination avant la nuit. J'ai pu faire le tour complet de l'île en une demi-journée grâce à leur coopération.

Un des nombreux sympathiques conducteurs qui me pris ce jour là

A l'arrière d'un autre pick-up

Oui, le sourire, le charme et même la petite fleur polynésienne sont également à Tahiti. La capitale Papeete concentre peut-être quelques problèmes urbains (c'est une ville après tout) mais le reste de l'île est absolument charmant, y compris ses habitants.

Tahiti possède aussi des paysages à couper le souffle, comme dans le reste de la Polynésie.

Quelques montagnes

Quelques rivières

Et des panoramas à couper le souffle, ici un coucher de soleil sur Moorea

La Polynésie française, au final, m'a complètement charmé. Ses habitants, ses paysages, son mode de vie, j'ai presque tout aimé. Je me suis senti en sécurité et j'ai perçu beaucoup de joie de vivre autour de moi.

Néanmoins il est temps de reprendre la navigation car le bateau est maintenant réparé. Nous entrons dans la seconde partie du voyage et la prochaine escale devrait être l'île de Niue.

A très bientôt !

Jérémy



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