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Tour du monde en autostop - Jeremy Marie

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 Carnet de Bord : L'ordonnée Singapour

A l'extrême sud de la péninsule malaise, il est désormais possible de ressortir son passeport pour changer de pays, car aujourd'hui se présente la ville-état de Singapour. Un haut lieu du commerce international, notamment grâce à sa fameuse activité portuaire, qui le place aujourd'hui en tant que premier port du monde.

J'ai passé quelques jours à visiter cette ville moderne. Je ne pense pas que ce soit un endroit pour routards « par excellence », mais cette plate-forme de transit a toutefois quelques traits de caractère intéressants.
 
Voici une courte description de la « Fine City ».
 
 
Une ville organisée
 
Pour le coup, je me suis senti très loin de Jakarta, pourtant à moins d'une heure de vol. A Singapour, tout est réglé comme du papier à musique. Les transports en commun sont excellents et le métro permet de se déplacer dans tout le pays avec facilité et efficacité.
 
La ligne de métro de Singapour
 
 
En parlant, du métro, j'ai été très surpris de voir avec quelle discipline et docilité les singapouriens laissent sortir les voyageurs de la rame, avant d'eux-mêmes monter à bord.
Il faut dire que cela est montré très explicitement dans les stations de métro.
 
« Laissez sortir avant de monter » dans les stations de métro à Singapour
 
 
Il y a certains détails qui m'ont tout de même fortement étonné. Le souci d'avoir une qualité de vie élevée à Singapour permet de vivre quelques situations surprenantes... Ici, un arrêt de bus sur l'île de Sendosa. Si il fait un peu chaud, vous pouvez appuyer sur un bouton pour activer les ventilateurs !
 
Un bouton pour activer les ventilateurs d'un arrêt de bus 
 
 
Tout les services sont à disposition pour éviter de polluer. Les toilettes publiques sont faciles à trouver. Le système de toilettes à la turque disparaît. Par contre, je me suis un peu senti grand... Ce qui arrive plutôt rarement !
 
 
Dans la même logique d'organisation, j'ai pu retrouver le triage des déchets. Celui-ci est présenté d'une façon on ne peut plus claire et j'imagine que cela aide à son efficacité.
 
Des poubelles à Singapour
 
 
 
Fine or Fine ?
 
A partir de là, il n'y a plus de raison pour polluer à outrance, me direz-vous. Sachez que si vous êtes tout de même tenté de lancer vos déchets dans la rue, vous vous exposez à d'astronomiques amendes.
Mâcher du chewing-gum dans un lieu public peut entraîner une amende de 5000 euros. Et non, je n'ai pas ajouté plusieurs zéros.
 
En fait, il y a des règles pour presque tout à Singapour. Et quand je dis règle, cela est pour éviter de dire « interdiction ». La société est très régulée et la marge de liberté individuelle est très réduite.
 
Interdiction de traverser la route ici
 
 
Obligation de sortir de Singapour avec le réservoir d'essence aux ¾ plein. Cela évitera d'acheter moins cher en Malaisie.
 
 
La sécurité est aussi un devoir de citoyen à Singapour. Cela m'a parfois rappelé l'alarmisme constant que j'avais pu voir aux Etats-Unis. Par exemple, dans le métro de Singapour, il y a sans cesse des messages vocaux vous incitant à dénoncer une personne qui vous semble un peu louche. De même des posters sont présents un peu partout pour vous le rappeler, au cas où vous l'auriez oublié.
 
« Suspect it, report it », si vous le suspectez, dénoncez-le
 
 
Et oui, à Singapour, la sécurité est une façon de vivre. Ce n'est pas moi qui le dit !
 
 
J'ai tout de même eu l'impression que ce type de messages n'encourage pas non plus à socialiser avec son prochain, mais plutôt à s'en méfier. Toutefois, les singapouriens ont su garder leur bon sens. Bien qu'ils soient très occupés à leur travail en général, ils restent ouvert et à votre disposition si vous leur demandez quelque chose, le sourire en plus.
 
 
Une ville moderne
 
Singapour est considéré comme un pays « dévéloppé » selon le FMI. Singapour est une ville bâtie pour le commerce. L'île-état est presque entièrement urbanisé et ses quatre millions d'habitants ont besoin d'importer leurs besoins, qui ne peuvent tous provenir de Singapour. Avez-vous déjà essayé de faire pousser des carottes sur du béton ?
Alors, Singapour est devenu un carrefour commercial. Tout simplement, il est le premier port du monde avec Shanghai. 
 
J'ai rencontré de nouveau Rupert, le capitaine avec qui j'avais traversé l'Océan Pacifique en voilier. Ce dernier vit actuellement à Singapour. Il me disait que son arrivée en voilier à Singapour était hallucinante. Des centaines et des centaines de porte-containers, cargo et autres tankers s'agglutinaient dans le détroit de Singapour.
 
Les retrouvailles avec Rupert, le capitaine avec qui j'ai traversé le Pacifique en voilier
 
 
En conséquence, la ville est moderne. Les tours surgissent de partout et à la nuit tombée les lumières de la ville éclairent presque tout le pays.
 
Les tours surgissent de partout, comme ici sur Clarke Quay
 
 
Parfois, des édifices absolument incroyables apparaissent, comme ces trois tours avec une plate-forme en son sommet conçue en forme de paquebot sur Marina Bay.
 
 
La modernité veut aussi que l'habitant de Singapour refuse de s'accommoder de la chaleur humide ambiante en installant la climatisation partout. Je n'aurais jamais pensé avoir besoin d'un pull en Asie tropicale ! Tous les restaurants, bureaux et les innombrables centres commerciaux (le shopping semble être le sport national dans ce pays) font baisser la température grâce à l'air conditionné.
 
Des climatiseurs partout, comme ici dans un ensemble d'appartements à Chinatown
 
 
 
Et l'autostop dans tout ça?
 
Interdit. 
Mais en même temps, ce serait comme vouloir arrêter des véhicules en plein milieu de Manhattan. Cela n'a pas vraiment de sens. Je ne fais d'habitude pas d'autostop dans les zones urbaines pour la même raison. Il n'y a généralement que du trafic local, donc peu de possibilité de déplacements interurbains.
 
Toutefois, j'ai quand même essayé. Histoire de dire qu'il est aussi possible de faire du stop à Singapour...  Cela a très bien fonctionné d'ailleurs. J'étais sur l'île de Sendosa (à côté de "Universal Studio" pour les connaisseurs) et j'ai pu arrêter très facilement un véhicule de travailleurs locaux. Comme quoi, même à Singapour...
 
 
 
Au final, je trouve que Singapour est une ville commerciale, basée sur des valeurs individualistes et de travail. Tout est propre mais tout est aussi aseptisé. Les libertés sont rares mais la société est organisée. Singapour peut être une place intéressante à vivre, mais cela dépend évidemment des priorités. 
C'est aussi une ville cosmopolite et très multiculturelle. Il existe quatre langages officiels : l'anglais, le chinois, le tamoul et le malais.
 
Quatre langages officiels
 
 
L 'étape fût intéressante pour comprendre le monde, mais les rencontres avec les locaux furent tout de même assez rares et superficielles. J'imagine que ma future visite de Hong Kong me rappellera quelques souvenir de Singapour. 
 
Je me dirige donc aujourd'hui vers la Thaïlande et j'imagine découvrir une nouvelle culture très intéressante.
 
A très bientôt pour un prochain article,
 
Jérémy



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